Le gouvernement envisage l'introduction de «Smileys d'hygiène» dans tous les restaurants allemands
Les smileys sont aujourd'hui omniprésents, la communication sur Internet notamment est devenue pratiquement inconcevable sans eux. Il se peut que bientôt, ces visages souriants fassent aussi office de baromètre de l'hygiène des établissements de restauration. C'est le ministère allemand de la consommation qui doit décider si, à l'exemple du modèle danois, le système des smileys va devenir obligatoire.
Dans les Länder de Basse-Saxe, de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et de Berlin, des smileys signalent d'ores et déjà l'hygiène irréprochable d'un restaurant, assurant ainsi la transparence des résultats des contrôles d'hygiène alimentaire – lesquels n'étaient pas publiés jusqu'à présent. « La transparence crée la confiance », explique à ce sujet Johannes Remmel, ministre de la consommation de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Si les contrôles d'hygiène, qui ne sont pas annoncés dans ces Länder, ne révèlent aucune anomalie, le restaurateur obtient un certificat d'hygiène accompagné d'un autocollant bien voyant à apposer dans l'entrée de l'établissement. L'examen, entre autres, des plans de travail et de l'hygiène des mains du personnel servent à évaluer la qualité de l'hygiène d'un restaurant.
Lancé il y a dix ans déjà au Danemark, le système des smileys y est désormais bien établi et a fait ses preuves. Les smileys au sourire large ou timide ne sont pourtant pas les seuls attribués par les contrôleurs danois : ceux-ci décernent également des smileys tristes, rendant ainsi public le risque de conséquences sérieuses qui menacent un établissement en cas de critiques graves.
C'est à Berlin, dans l'arrondissement de Pankow, qu'est mené le projet pilote le plus conséquent jusqu'à présent. En plus des smileys attribués, les listes positives et négatives des résultats des contrôles d'hygiène alimentaire sont publiées sur Internet – avec succès. Les consommateurs se basent sur celles-ci et les contrôleurs enregistrent un meilleur niveau d'hygiène dans l'ensemble. Il est en outre prouvé que le nombre d'établissements fermés suite à des contrôles d'hygiène est en baisse à Pankow.
Bien entendu, des critiques se font également entendre. Parmi d'autres, l'Association allemande des hôtels et restaurants (DEHOGA) désapprouve le modèle dans un communiqué de presse, affirmant qu'avant de mettre en œuvre des « systèmes douteux, coûteux, qui soulèvent les passions et faussent la concurrence, » il convient de vérifier si l'application systématique des directives et possibilités de sanction applicables jusqu'à présent ne suffit pas. La stigmatisation inconsidérée d'établissements menace des existences et des emplois selon l'organisation. Celle-ci estime en outre que des smileys souriants et tristes ne sont pas en mesure de refléter la complexité des résultats et que le nombre de contrôleurs est insuffisant pour garantir des audits simultanés sur l'ensemble du territoire. Rien que l'absence d'un smiley risquerait d'être interprétée comme une évaluation négative.
Le ministère allemand de la consommation conteste cependant cette prétendue stigmatisation et préconise un contrôle de l'hygiène alimentaire sur la base de normes communes à l'ensemble du territoire. Il invite les ministères des Länder à soumettre d'ici la fin de l'année leurs propositions pour la mise en place d'un cadre juridique général.
Que le système soit mis en œuvre dans toute l'Allemagne ou pas – c'est aujourd'hui un jeu d'enfant de satisfaire aux normes d'hygiène avec les produits d'hygiène appropriés. Les systèmes d'hygiène adéquats pour les cuisines, les salles de restaurant et les sanitaires facilitent les opérations, aident à se conformer aux directives et permettent de gagner du temps et de l'argent. Avec les systèmes Tork pour chiffons de nettoyage et d'essuyage et les solutions destinées aux sanitaires (comme Tork Performance et Tork Elevation), les restaurateurs ont tous les atouts en main – pour que l'hygiène ne devienne pas une affaire locale.

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